/ Nuances présente
Ellinoa (FR)
Chant, compositions
Artiste Génération SPEDIDAM 2018-2021 Membre du nouvel ONJ "Rituels" Nouveau projet "Ophelia" en 2019

Ellinoa est une artiste atypique qui captive par sa voix scintillante, ses improvisations habitées et la richesse de son univers. S’exprimant autant par sa voix que dans l'écriture, l’exploration musicale est au cœur de sa démarche artistique. Que ce soit à la tête du Wanderlust orchestra, orchestre de 15 musiciens et musiciennes, ou dans ses formations plus réduites, elle ne cesse de repousser ses limites en tant qu’interprète, improvisatrice et compositrice. Avide d'expériences, elle met aussi sa voix au service d'autres projets, en particulier Theorem of Joy et le sextet vocal Shades, et multiplie les collaborations au sein de la scène jazz actuelle.

Cette ancienne de Sciences Po s'est formée au CMDL (l'école Didier Lockwood où elle enseigne aujourd'hui) et y a obtenu en 2015 un Prix d’Excellence ainsi qu'une mention spéciale du soliste.

Lauréate Jazz en Baie 2014, Jazz en Ouche 2015, Prix de soliste Action Jazz 2017, elle s'enrichit d'expériences et de rencontres, ayant notamment partagé des moments sur scène et en studio avec Omar Sosa, Sixun, David Linx, Ben van Gelder, Carine Bonnefoy … En 2018 elle est sélectionnée parmi les 12 artistes « Génération Spedidam », promotion 2018-2021, un dispositif d’accompagnement de la Spedidam sur l’ensemble de ses projets. En 2019, elle participera, en tant que compositrice et chanteuse, à la 2nde création du nouvel ONJ (Orchestre National de Jazz) de Fréderic Maurin, intitulée « Rituels ». Sur les saisons 2019 et 2020, elle sera artiste en résidence à l’Estran, scène pluridisciplinaire de Guidel (56).

   

Projets
Ophelia
Vocal Jazz - Acoustic - Folk

Nouvel EP en 2019

ELLINOA - chant, compositions

OLIVE PERRUSSON - alto, choeurs

ARTHUR HENN - contrebasse, choeurs

PAUL JARRET - guitare

OPHELIA est le nouveau projet de composition d’Ellinoa, recentré autour des voix et des cordes et coloré par l’usage d’effets sur les instruments et la voix. Cette formule en quartet développe une identité double, acoustique et électrique, folk-pop mais expérimentale, intimiste et organique mais au son large et pénétrant. Sans sacrifier la subtilité des arrangements et des compositions qui sont la signature d’Ellinoa, elle met l’accent sur l’interaction, l’improvisation et l’écoute, emmenée par l’hyper-sensibilité de la chanteuse et de ses acolytes.

Parmi eux, Arthur Henn. Ce virtuose de la contrebasse est l’alter ego d’Ellinoa depuis leur rencontre au Centre des musiques Didier Lockwood en 2013. Il se distingue particulièrement comme improvisateur et comme rythmicien : c’est lui qui assure la rythmique dans ce quartet sans batterie, indispensable notamment dans ses compositions les plus « jazz », qu’il soit aux pizz ou à l’archet. En même temps qu’il joue, il chante aussi au sein d’Ophelia.

A leurs côtés, la jeune Olive Perrusson (Rovski, Les Enfants d’Icare…) apporte un timbre chaleureux tant à la voix qu’à l’alto. Mais en plus des nappes ou des fulgurances mélodiques dont est capable son instrument, elle s’en sert elle aussi comme outil coloriste ou rythmique, déployant une large palette sonore (chops, pizz, différents modes de jeu à l’archet…) voire bruitiste.

Enfin, le guitariste Paul Jarret (Pj5,…) est doté d’une des plus grosses cultures du son de la scène jazz actuelle. Influencé tant par le rock, la pop ou l’electro anglaise et scandinave, que par le jazz actuel, il amène sa sensibilité artistique et sa science des effets afin de sublimer le son de groupe.

Le répertoire, fait entièrement de compositions, oscille entre douceur lancinante et éclats vivifiants, légèreté et profondeur, chanson, improvisation et parties orchestrées… « Ophelia » renvoie au personnage shakespearien, l’amoureuse éperdue d’Hamlet dont la vie finit tragiquement. Cette femme fascinante, mystérieuse mais dévouée et en quête d’absolu, est le fil rouge de ce projet d’écriture. Elle est indissociable de l’eau, qui finit par l’engloutir.

Les thématiques de l’eau, du rêve, de l’abandon, du lâcher prise et de la fatalité, sont transversales dans les textes des compositions du projet et sont soulignées par ses partis pris de son. En effet, on part souvent d’une mélodie simple et entêtante, mais qui évolue sur des grincements harmoniques ou sonores nous faisant doucement quitter le réel. Dans le même ordre d’idée, le choix de se passer d’une batterie participe beaucoup au son de groupe, mais n’empêche pas certaines compositions d’être particulièrement rythmées et ancrées dans le sol (claves impaires, ostinatos,…), à l’image des différentes formes plus ou moins cadencées et intenses que peut prendre l’eau. Enfin, la voix d’Ellinoa, claire, élastique, sinueuse, est à elle seule un ruisseau. A chaque improvisation, celui-ci se faufile et creuse son chemin, alimentée par les autres improvisateurs, et parvenant toujours à avancer, grandir, et finalement s’évanouir dans l’océan. Les notes de Paul Jarret effleurent la surface d’un étang et s’y ricochent en diffusant des ondes infinies. La contrebasse d’Arthur Henn et l’alto d’Olive Perrusson se font tour à tour gouttes et cascades… et les chœurs vocaux de faire écho aux différentes voix intérieures qui s’emparent d’Ophelia et la font chavirer.

Extraits
Extraits
DREAM - OPHELIA
VIDEOS
OPHELIA - Dream
OPHELIA - Dream