/ Nuances présente
Enzo Carniel (FR)
Piano, compositions

Nouvel Album "Wallsdown" paru au printemps 2020

Nouvel album "Aria" à paraître le 16 avril 2021

Enzo Carniel est un pianiste Français né en 1987. Il commence l'étude du piano classique et découvre le jazz pendant l'adolescence.

Après 5 années de Médecine à la Faculté de Marseille , il décide alors de se consacrer entièrement à cette musique, il est médaillé en 2009 au CNR de Marseille.

​Il rejoint alors le Conservatoire National Supérieur de Musique Paris dans la classe de Jazz et Musique improvisées. Il obtient en juin 2015 le premier prix du CNSMDP et un prix d’improvisation générative. Ses recherches et toutes ses collaborations donnent naissance au quartet "House of Echo" ou se mêlent longues plages improvisées et compositions. Influencé par Paul Bley, Thelonious Monk, Keith Jarrett, et les grands pianistes l'histoire du jazz, il tente d'explorer les palettes sonores et les possibilités intrinsèques du piano. Son approche est basée sur la naissance au moment présent d'idées musicales, dans le non jugement esthétique, un approche "brute" de l'improvisation utilisant toutes ses influences et sensations. En 2014, en collaboration avec le label NoMadMusic, il enregistre sont premier disque en piano solo appelé Erosions.

Le premier septembre 2017 sort le second opus de son quartet House of Echo, Echoïdes sur le label Jazz&People. Le disque est acclamé par la presse et les médias. Enzo Carniel fait partie du dispositif JazzMigration #4, il est en tournée en Europe mais aussi en Amérique du Nord durant toute l'année 2019.

Il est également titulaire du CA d'enseignement Jazz.

   

Projets
House of Echo
Jazz, musiques improvisées

ENZO CARNIEL piano/piano préparé

MARC ANTOINE PERRIO guitare

SIMON TAILLEU contrebasse

ARIEL TESSIER batterie

House of Echo est né en 2012 de la rencontre du pianiste Enzo Carniel et du guitariste Marc-Antoine Perrio, autour du désir de créer des musiques espacées et improvisées, qui reconnectent et réconcilient l'écoute et le temps. À rebours des effets hâtifs et de l’immédiateté dans laquelle notre époque impatiente s’abime, leurs compositions se développent et s'échafaudent dans la durée, offrant des tramages subtils de couleurs et de timbres, entre abstraction mélodique et groove allusif, frémissement de textures et bouleversements sonores, dessinant des paysages auditifs au fort pouvoir onirique.

Chambre d'écho de souvenirs, maison hantée de sons imprévisibles, House of Echo s'édifie dans l'instant par la combinaison des matières instrumentales, entre pureté acoustique et perturbations électriques, clarté des architectures et brouillage des structures, la musique entrant en résonance avec elle-même dans des jeux de diffractions et des effets de miroitement qui la rendent particulièrement délicate et imprédictible. Attentifs aux espaces qu’ils aménagent, aux temporalités qu’ils installent — parfois avec un matériau sonore minimal — s’affranchissant des frontières entre la note et l’effet, la matière et le trait, les quatre musiciens qui constituent le groupe agissent selon un geste commun, longeant parfois le silence, provoquant ailleurs la tension, dans un équilibre fragile de formes délibérément fuyantes dont le caractère instable et mouvant n’est pas sans exercer une certaine fascination auditive.

Dans ces jeux d’échos et de métamorphoses, les compositions se développent de manière cinétique, l’accident sonore devient événement musical, la réverbération se révèle source de rêverie, la répétition exerce son pouvoir hypnotique, à mesure que se déploie, sous le sceau du jazz qui ressurgit parfois sans crier gare, une musique qui n’a d’autre âge que celle de son temps et s’entend comme la somme des influences qui traversent l’inspiration de ses auteurs. Combinant délitation mélodique, traitements noisy, improvisations atmosphériques, brisures free, manipulations concrètes, énergie rock et distorsions sculptées comme autant de manières de faire jaillir la beauté musicale de la matière du son, House of Echo fait éclore, dans la multiplicité de ses bruits infimes et de ses notes éclairées, la beauté de son mystère poétique, révélant sous l’écheveau de sa toiture collective, un lyrisme épuré aux vertus profondément contemplatives.

Vincent Bessières

Extraits
Extraits
Rituel Horizon -
Ruines Circulaires -
Dreamhouse -
VIDEOS
Enzo Carniel & House of Echo - "Ruines Circulaires" @ AdLib TV
House of Echo - Dreamhouse - Live @La Dynamo, Pantin
House of Echo - Live at Small's, New York
Enzo Carniel & House of Echo - Wallsdown
Enzo Carniel & House of Echo - Ruines Circulaires
Enzo Carniel & House of Echo - "Ruines Circulaires" @ AdLib TV
House of Echo - Dreamhouse - Live @La Dynamo, Pantin
House of Echo - Live at Small's, New York
Enzo Carniel & House of Echo - Wallsdown
Enzo Carniel & House of Echo - Ruines Circulaires
PRESSE
Jazz News
« Une approche réside dans les titres: le sens du temps (Kaïros), la proportion, le simple et l’ouvert, le hiératisme d’un hymne sacré, les métamorphoses. Avec tout ça, on aura assez bien décrit la complexité de l’écriture, l’équilibre tout en retenue des musiciens, la polymorphie des formes et leur harmonie d’ensemble entre pop ambitieuse, lyrisme ardent, et bruitisme intransigeant. La maison de l’écho fait vibrer son enthousiasmante singularité »
Pierre Tenne
PRESSE
Jazz Magazine
« L'un des jeunes pianistes les plus passionnants de la scène jazz actuelle »
PRESSE
JazzNews
« Avant-garde Onirique »
PRESSE
Le Grigri
« Chaque titre explore une nouvelle piste sonique entre jazz atmosphérique, musique minimaliste et électro abstraite. »
PRESSE
Jazzwise
« House Of Echo stands out for its interesting blend of austere ambient soundscapes and incisive solos »
Silent Room
JAZZ, MUSIQUES IMPROVISÉES

ENZO CARNIEL piano, compositions

FILIPPO VIGNATO trombone, compositions

Silent Room, le duo formé par Enzo Carniel et Filippo Vignato est une conversation. Entre le piano du premier et le trombone du deuxième, deux forces vives de la scène jazz européenne ; entre la France et l’Italie ; entre l’acoustique et l’électronique. Un dialogue patient initié sur les bancs du conservatoire, à Paris, qui s’est nourri de la musique du tromboniste allemand Albert Mangelsdorff (auquel le duo a rendu hommage pour un concert à la Cité des arts en 2014), de moments musicaux partagés en groupe (le sextet d’Enzo Carniel au festival Jazz à la Villette notamment) et à deux - pour de nombreux concerts donnés des deux côtés des Alpes - avant de parfaire sa grammaire commune, de donner naissance à son propre répertoire, de créer son propre espace.

Ce premier album, Aria, qui paraît sur le label franco-japonais MENACE, a été enregistré dans l’écrin de la Villa Cicaletto en Toscane, dont le duo a fait sa Silent Room, en septembre 2019. Carniel sortait tout juste des séances qui donneraient lieu à Wallsdown, le troisième disque élégiaque de son projet House of Echo (Jazz & People, 2020) et Vignato d’un duo intense enregistré en live avec le violoncelliste américain Hank Roberts (Ghost Dance, sur CamJazz en 2019).

L’album est porté par des mélodies simples, des fils ténus sur lesquels les deux improvisateurs qui ont lentement appris à se connaître sillonnent et laissent s’exprimer leur voix. Aria peut faire référence à l’ouverture des variations Goldberg de Bach, aux airs d’opéras chantés, mais surtout à toute mélodie expressive qui développe l’imaginaire. L’Aria c’est aussi l’air en italien : l’air qui vient du souffle, l’air qui remplit la pièce, l’air qui vibre et se transforme en son. Le répertoire est donc ce recueil d’Arias composés par Enzo Carniel et Filippo Vignato.

Si le duo prône avec cet album son héritage jazz - celui de l’improvisation et de la conversation, de la liberté et de la virtuosité - et se revendique de Carla et Paul Bley, de Keith Jarrett, de Gary Valente, d’Albert Mangelsdorff, d’Ornette Coleman ou de John Surman ; il explore aussi les couleurs contemporaines de la musique électronique, l’ambient et le minimalisme japonais. L’utilisation du piano préparé, du Fender Rhodes et des synthétiseurs vient colorer l’espace sonore du piano et du trombone acoustiques. La composition éponyme qui ouvre l’album en acoustique, le referme d’ailleurs dans une version électronique, éclairant le cheminement du duo entre les deux univers.

Dans la composition presque végétale “In All Nilautpaula”, Enzo Carniel évoque le nénuphar (en sanskrit) venant purifier l’eau qui l’entoure. Sur “Babele”, Filippo Vignato invoque la grande question du langage : grâce aux Arias, aux mélodies donc, le langage devient universel par la musique, et seule l’expérience sensorielle compte. Né de l’envie chez Carniel et Vignato de créer un espace sonore qui s’emplirait autant de mélodies que de silence, un lieu d’écoute, de dialogue et de recueillement, Aria est de ces disques rares qui renferment des mondes entiers.

Extraits
Extraits
Aria -
VIDEOS
Silent Room - Babele
Silent Room - Babele
PRESSE
FIP
« Aria [...] fait figure de médecine de l'âme au fort pouvoir onirique »
Catherine Carette
PRESSE
FIP
« On aime ce dialogue suspendu qui mêle l'acoustique du trombone et du piano avec les sons électroniques d'un piano préparé, des synthétiseurs et du Fender Rhodes. »
Catherine Carette
PRESSE
Jazz News
« Enzo et Filippo, deux talents européens parmi les plus intéressants de leur génération, dessinent un territoire émotionnel sans superflu, de toute beauté. »
Alice Leclercq
Concerts à venir
25 juin 2021 / 19:00
Enzo Carniel
House of Echo @ Les Crépuscules de Châteauvallon
Ollioules (83)