/ Nuances présente
Julia Biel (GB/DE)
Chant, Compositions

Nouvel album "Black and White, Volume 1" le 28 février 2020 (Rokit Records/Ankhtone Records/PIAS)

Elle aime Billie Holiday, Radiohead, Pink Floyd et Talk Talk. Par sa voix et sa beauté, on la compare souvent à une certaine Norah Jones, et son bagout londonien n’est pas sans évoquer Amy Winehouse... Mais Julia Biel ne ressemble à personne d’autre. Elle le prouve une fois pour toutes avec un quatrième album, qui affirme son aura singulière.

On ne naît pas Julia Biel, on le devient. Tout a commencé bien avant sa mise au
monde. 1957 : son père, métisse sud-africain, écoeuré par la ségrégation de son pays natal qui lui interdit d’être professeur d’histoire, part avec sa famille pour l’Angleterre. Peu de temps après, il y rencontre la mère de Julia. Elle a grandi dans les ruines et la pauvreté de l’Allemagne post Seconde Guerre Mondiale. Dactylo depuis ses 15 ans, elle recommence une nouvelle vie dans la lointaine banlieue londonienne où, avec son mari, elle élève Julia et sa sœur. Les deux petites grandissent dans un environnement peu enclin à l’immigration. Julia ne ressent pas tout à fait un sentiment d’exclusion, plutôt celui d’être une outsider, hors système comme ses parents. Avec eux, elle peine à parler de ses racines. Son seul moyen d’expression est le piano, qu’elle pratique avec assiduité dès ses 5 ans. « Quand je me sentais perdue, je me retrouvais aussitôt dans la musique, qui est devenue le repère de mon existence », confesse-t-elle.

Curieuse et cultivée, elle part étudier les langues à la prestigieuse université d’Oxford. Elle y rencontre Idris Rahman, avec qui elle monte un groupe de jazz, et commence à écrire ses propres morceaux. Lorsqu’elle s’installe à Londres, des amis lui bricolent un home studio.

La voici libre de chanter la musique qu’elle rêve – et pas celle, pop surfaite, qu’un producteur tente de lui faire enregistrer. Après trois ans à travailler dans un bureau, Julia Biel a une révélation : elle a son mot à dire dans la musique. Même si c’est à elle de la définir, seule. S’essayant au mixage, sort un premier album autoproduit avec un collectif de jazz, Not Alone, en 2005, acclamé par la critique. Elle consacre ensuite de longues années à la confection de Love Letters & Other Missiles (2015), album nominé aux MOBO Awards et aux URBAN Music Award en Angleterre. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Autriche tombent sous le charme. Jamie Cullum répète à qui veut l’entendre qu’il l’écoute en boucle. Julia enchaîne les concerts, tout en posant sur papier, ici et là, de nouveaux titres.

Doté de l’apport du producteur Idris Rahman et du mix de l’ingénieur du son couronné aux Grammy Awards Laurent Dupuy (Angélique Kidjo, Salif Keita, Christophe, Féfé...), un troisième album éponyme naît en 2018 d’une dernière décennie faite de doutes, d’espoirs et de révélations artistiques. Avec Julia Biel, l’auteur-compositeur assume son identité : « je suis arrivée là où je le souhaitais. Je peux enfin offrir le paysage sonique que j’ai créé tout en cultivant ce que j’aime : des chansons intemporelles, authentiques et émotionnelles, au plus près de ce que je suis. ». L’amour, la rupture, les racines, la solitude... Elle aborde des thèmes profondément universels avec sa sensibilité à fleur de peau et, surtout, sa voix profonde, reconnaissable entre mille. Julia Biel est bien plus qu’une chanteuse de jazz qui explore les terrains de la pop, c’est une multi-instrumentiste surdouée à la recherche de ce que la simplicité peut offrir de plus magique.

Brillant d’une pop jazzy hautement élégante, Julia Biel est le manifeste vocal et orchestral d’une musicienne désormais accomplie et dont on ne pourra désormais plus se passer.

   

Projets
Black and White, Vol. 1
Jazz, soul, pop

Solo :

Julia Biel - chant/piano/guitare

OU

Trio/quartet :

Julia Biel - chant/piano/guitare

Idris Rahman - basse

Rob Updegraff - guitare

Ayo Salawu - batterie

Une artiste lauréate - chanteuse, auteur-compositeur, pianiste, productrice et guitariste - dont le son neo mellow mélange une approche « indie jazz » avec des sensibilités « art-pop », c'est la voix et le piano de JULIA BIEL qui sont porté à nu dans son quatrième album, un album fait exclusivement d'enregistrements solo. « Black and White, Volume 1 » expose les concepts binaires de « noir » et « blanc » dans un monde qui pour elle devrait désormais être post-« racial ».

En utilisant uniquement les touches noires et blanches du piano et son héritage mélangé de « noir » et de « blanc », la chanteuse à la double nationalité, britannique et allemande, née au Royaume-Uni et d'origine sud-africaine cherche à dépasser le concept polarisant de division par lignes de couleur de peau, pour confronter l'auditeur et le rapprocher de ses propres émotions, en prenant ces deux couleurs et en les transformant en un paysage de couleur sonore. « Car c’est à l’endroit où les émotions se partagent que tout le monde se connecte » nous rappelle Julia. « La couleur de la peau, l’origine ethnique, les convictions politiques ou toute autre conception de la société ne devraient avoir aucune incidence sur notre capacité à faire preuve d’empathie les uns envers les autres, et ne devraient jamais empêcher une personne d’exprimer toute la palette de l’émotion humaine ».

Enregistré dans son propre studio, produit par son compagnon de longue date, Idris Rahman, et mixé par Emre Ramazanoglu, le résultat est un ensemble d'enregistrements solo intimes et bruts, rendus envoûtants en grande partie par sa voix à nulle autre pareille. Sans hâte et sans équivoque, ruisselant d'émotion à chaque syllabe, vous pouvez entendre cette voix dompter sans peur les notes, chuchoter, parfois éclatante de pureté et parfois craquante, blessée ou encore s’envoler dans des improvisations sans mots; une voix libérée d’artifice qui s’exprime pleinement et librement à chaque instant. Des chansons en apparence toutes simples qui parlent de confusion, de douleur, d’insécurité, de joie, du pouvoir des mots, du pouvoir de l’amour qui nous réconforte et qui nous contraint, des chansons qui sont toutes imprégnées de la narration poétique caractéristique de Julia, révélant à chaque écoute une perspective toujours plus claire de la vie et de l’amour.

Depuis la sortie de son premier album en 2005 avec son folk-jazz léger et aéré du très prisé « Not Alone », Julia s’est frayé un chemin de carrière original combinant son aptitude singulière à écrire des chansons avec un style vocal fortement influencé par le jazz. Elle a ensuite produit deux autres albums en studio en tant que leader de son propre groupe. « Love Letters and Other Missiles » (2015), nominé aux MOBO Awards, et l'album éponyme « Julia Biel » (2018) ont donné lieu à de nombreuses tournées internationales au cours de ces dernières années et à des concerts interprétés en tête d’affiche avec son groupe au complet au Royaume-Uni, en Europe et bien au-delà dans les plus grands festivals de jazz du monde.

Mais, que ce soit en tête d'affiche du Zorlu PSM Festivali en Turquie ou en première partie de Bob Dylan à Stuttgart, elle revenait chaque fois à sa Grande-Bretagne natale et la trouvait de plus en plus bouleversée et divisée. Elle avait souvent la sensation de lutter pour y trouver sa place. « Je pense que notre pays traverse une période où nous ne comprenons pas pleinement notre propre rôle dans cette histoire mondiale au passé commun, et nous ne savons encore pas de quoi sera fait le futur. Je ne dis pas qu’il est facile de résoudre ces problèmes mais à mon sens, tout commence et finit par le caractère commun de l'expérience humaine. Si nous pouvons nous en tenir à cela et nous connecter aux émotions réelles en nous, alors nous avons une chance d’apprécier l’humanité que nous partageons et de reconnaître que nous apportons tous à ce monde une contribution de valeur égale. »

Extraits
Extraits
Broken Little Pieces -
You Could Turn a Rainbow Grey -
VIDEOS
PRESSE
MADAME FIGARO
« On ne peut être qu'envoûtés par l'univers sonique planant de cette artiste »
PAOLA GENONE
PRESSE
TELERAMA SORTIR
« Avec sa voix fêlée, ses chansons à fleur de peau et sa maîtrise d'un registre sophistiqué mais jamais factice, la chanteuse anglaise fait mouche dans son troisième album... Autant dire qu'il ne faut pas la manquer. »
LOUIS JULIEN NICOLAOU
PRESSE
L'HUMANITE
« Une musicienne totale... On entend un arc-en-ciel irisé d'altérité, l'espoir d'une humanité pacifiée »
FARA C.
PRESSE
A NOUS PARIS
« Des chansons finement ouvragées et des arrangements délicats »
STEPHANE KOECHLIN
PRESSE
RTL
« Une découverte magnifique... C'est incroyable »
GRAND SOIR SIGNE AGNES
PRESSE
FRANCE INTER
« Julia Biel excelle dans l'art consommé du chant consummé... Billie Holiday, Chet Baker, Amy Winehouse... Aujourd'hui, Julia Biel les rejoint, mais plus besoin de drogue... »
ANDRE MANOUKIAN
PRESSE
FRANCE MUSIQUE
« On entend la lumière »
ALEX DUTILH
Concerts à venir
13 juil. 2020 / 19:30
Julia Biel
Black and White, Vol. 1 @ Jazz à Juan
Juan-les-pins (FR)
24 juil. 2020 / 19:30
Julia Biel
Black and White, Vol. 1 @ Jazz à Toulon
Toulon (FR)
30 avr. 2021 / 20:00
Julia Biel
Black and White, Vol. 1 @ Showcase Jazzahead
Bremen (DE)